Comme dans tout problème mathématique digne de ce nom, l'équation comporte plusieurs éléments, dont certains inconnus :
- le séjour à LAX (Los Angeles) pour le week-end;
- la 1/2 finale de la coupe du monde de rugby;
- la grève chez Air Tahiti Nui;
- un rendez-vous important;
- une intervention chirurgicale.
Avec tout ça, il faut composer. Le but de la manoeuvre ? Savoir, oui ou non, si nous partons passer le week-end à LAX !
Nous avons prévu, avec 4 autres collègues, d'aller nous changer les idées quelques jours à l'étranger, et en raison des programmes de vols existants, LAX a eu notre préférence : départ le jeudi soir et retour le lundi soir. Soit quasiment 4 jours complets sur place. Le minimum syndical, vu que mes collègues et moi-même avons été très fortement impliqués dans le soutien aux familles suite au crash du Twin Otter d'Air Moorea. D'où notre besoin de décompresser en dehors du contexte local...
Soit.
Mais il n'était pas prévu que la France soit en 1/2 finale ! Je n'avais vraiment pas imaginé cela en voyant leur route traverser celle des All Blacks. Enregistrer le match et le visionner à notre retour n'aurait pas été un problème. Mais là, il nous faut le voir en direct. Qu'à cela ne tienne, nous avons mené l'enquête avec nos correspondants sur place et avons l'adresse d'un pub, sur l'avenue principale de Santa Monica, qui reçoit les chaînes satellitaires. Seul problème : c'est un pub anglais (http://www.yeoldekingshead.com) et ils ne nous laisseront peut-être pas ressortir après la victoire des bleus...
Ce point est réglé.
Deuxième écueil, et non des moindres, le préavis de grève de 72 heures déposé par le personnel d'Ait Tahiti Nui pour... jeudi à 0h00 ! Alors que nous comptions partir jeudi soir... A quelques heures du début effectif de cette grève, les négociations n'ont toujours pas abouti. Nous avons donc envisagé d'avanver notre départ de 24H et d'embarquer dès ce soir. A condition que la compagnie ne "reroute" pas ces passagers sur ce vol-là. Il reste 90 places de libres qui seraient dans ce cas-là rapidement remplies avec les passagers prévus jeudi et vendredi soir. Mais, toujours à l'heure où j'écris ces mots, toujours pas de mouvements de passagers d'un vol à l'autre. Alors, espoir ?
Bien évidemment, si la grève venait à être levée avant ce soir (et notre enregistrement supposé vers 21h), nous resterions sur le programme prévu, à savoir un départ tous les 5 jeudi soir.
Obstacle suivant : l'une de nous a un engagement important - et non prévu - avec une des familles que nous assistons depuis ce dramatique 09 août. Une rencontre importante, donc, qui nécessite sa présence afin d'apporter toute l'assistance nécessaire, notamment en terme de traduction des termes juridiques (la question des indemnités de l'assurance sera abordée). Et ce rendez-vous a été fixé d'un commun accord entre la famille et la compagnie à... jeudi après-midi ! Donc pas question pour notre collègue de prendre l'avion avec nous ce soir.
Ce sera jeudi soir.
Si la grève est levée.
Ou vendredi matin sur Air France.
Si Air Tahiti Nui ne leur a pas refilé des passagers.
Reste le point suivant. Un de nos collègues a subi une légère intervention chirurgicale lundi matin. Il reprend aujourd'hui mais ne souhaite pas avancer son départ à ce soir pour être sûr d'être totalement remis. Il sera donc obligé, comme la précedente collègue, de voir comment évolue la grève jeudi soir ou vendredi matin.
Bref, ça n'est pas simple du tout !