Marathon de Tokyo
Non, que nos proches soient rassurés, nous n'y avons pas participé !
Mais les aléas du calendrier étant ce qu'ils sont, nous nous sommes retrouvés dans la capitale japonaise LE jour du marathon international de Tokyo.
Et là, contrairement à l'an passé, pas de pluie ni de bourrasques, mais un beau soleil matinal qui faisait un peu oublier la gerçure du froid (sauf quand les quelques nuages épars s'en mêlaient...).
Ainsi donc, alors que Cycliste-Rossignol et moi-même étions descendus dans les rues voisines de l'hôtel pour aller chercher notre pâtisserie quotidienne accompagnée d'un excellent chocolat chaud (avec de la chantilly dessus, mummmm...), nous avons été surpris de constater pas mal de ramdam dans la rue principale. Beaucoup de bénévoles, tous de jaune vêtus grâce au sponsor officiel de la course, qui installaient les chapeaux de sorcières* aux intersections et aux endroits stratégiques.
Quelques "referees" (arbitres) déjà en place également, en tenue grise du même sponsor, des distributeurs de fanions pour agrémenter les encouragements des spectateurs, des policiers, des "guards", etc.
Nous avons compris que la chose était imminente. Dans un langage gestuel approximatif (c'est vraiment bizarre : les Japonais n'utilisent pas les mêmes signes que nous !!!), nous avons réussi à comprendre auprès de 3 volontaires que le passage (des coureurs ?) se situerait aux alentours de 9h57. C'est ce qui était mentionné sur leur tableau.
Il était alors 9h45 et nous avions juste le temps de ramener les p'tits-déj au reste de la tribu bien au chaud dans les chambres puis de venir voir le spectacle. Pour plus de précaution, je suis resté dans la rue à pister les premiers fous du bitume pendant que Cycliste-Rossignol faisait le trajet jusqu'à l'hôtel et rameutait les troupes. Comme j'avais emmené l'appareil photo avec moi (pour photographier la pâtisserie en souvenir, mais... j'ai oublié !), j'étais paré.
Nous avons donc assistés tous les 6 à notre premier marathon international, depuis le pont de la rivière Kwaï ........, juste avant le 26e km et un peu avant le 30e km.
Comment cela était-il possible, pensez-vous ? Et bien, tout simplement parce que le trajet de la course passait 2 fois sur ce pont (large de 5 voies) : double spectacle pour pas un rond !
Et nous avons encouragé tous ces fadas, à commencer par les concurrents en chaises roulantes (à peine une petite dizaine) déjà éparpillés à cet endroit de la course (plus de la moitié de la distance, faut-il le rappeler), suivis respectivement des ténors (un groupe de tête constitué d'une douzaine de coureurs, dont 1 Occidental et 3 Blacks, pour contrecarrer les Jap'), puis des pas-mauvais-du-tout, puis des moins-bons, des qui-se-défendent-pas-mal, des pas-mal-entraînés-du-tout, puis... puis... LA MASSE !
Un déferlement de jambes (avec le reste du corps, je vous rassure) à n'en plus finir (si vous suivez, vous aurez compris qu'on était à plus de la moitié de la course, donc avec des gens pas mal fatigués...), de tous les âges, de toutes les couleurs et de toutes les formes.
Avec une prédominance, certes, pour le jaune et le petit.
Japonais obligent.
Impressionnés que nous étions, nous les avons badés pendant près de 2 heures avant de craquer, un peu gelés tout de même de rester sans bouger par 3° ou 4°, pour aller vaquer à nos occupations.
Les dernières, puisque c'était notre dernier jour complet sur place.

Mais avant de clôturer cet article, encore quelques photos des plus originaux des coureurs :

Petit Lapinou Petit Rat (d'opéra) Castor Junior (?)

Le cousin de Polnareff Home Sweet Home ???

Village People Brigitte Fontaine ? The Tiger
* version anglosaxone des cônes orange et blanc utilisés pour délimiter un secteur
Par Kip, Mardi 26 Fevrier 2008 à 12:16 GMT-10 dans Accueil (article, RSS)




