Manihi (fin)
Suite et fin de notre narration du week-end férié à Manihi.
Rentrés de notre longue ballade dans le lagon, un peu de répit au fur et à mesure que le soleil décline (en cette saison, il fait nuit à 17h45..) : douche réparatrice d'eau douce, rafraîchissement et attente de l'heure du dîner. Nous en profitons pour essayer quelques clichés.

jolies couleurs du ciel...
Le dîner...
Parlons-en du dîner ! Ce vendredi soir, c'est un buffet polynésien qui nous attend. Et quel buffet !
Là, j'avoue avoir été soufflé. Car il faut resituer le contexte : nous sommes dans un atoll paumé des Tuamotu. Même s'il y a 1 ou 2 vols par jour depuis Tahiti, il n'en reste pas moins que le fret est limité et que la goélette n'approvisionne le village qu'une fois par mois. D'où notre surprise de voir autant de légumes et de fruits sur ce buffet...
Le standing de l'hôtel explique cela. Mais tout de même, chapeau !
Nous avons donc plusieurs sortes d'entrées, avec bien évidemment le poisson cru au lait de coco et le sashimi, un bbq varié et des plats chauds, dont le traditionnel poulet-fafa (1). N'oublions pas une dizaine de variétés de fromages (autre exploit), des desserts (la mousse au chocolat pour Marmotte...) et des fruits.
Bref, un vrai régal.
Après cette orgie, il est obligatoire de savourer la douce nuit avant d'envisager d'aller dormir ! Nous nous relaxons sur les transats au bord de la piscine et nous lançons dans une nouvelle série de clichés-tests qui valent ce qu'ils valent...

le bar au bord de l'eau et un cocotier nocturne !

le sable, la piscine et les bungalows au fond (couleurs non volontaires !)
Le samedi, la journée se passe plutôt calmement. Impossible d'aller faire du vélo faute d'engins disponibles. Marmotte en profite également pour prendre la navette et aller faire un tour au village, de l'autre côté du lagon. 10mn de bateau, 1h1/2 sur place et retour. Il n'y a rien à voir, je lui avais dit. Tous les villages des atolls se ressemblent : un lieu de culte (ou plusieurs), un magasin tenu par un Chinois, une passe, un quai, des entrepôts, etc...

la passe de quelques dizaines de mètres et une partie du village
Donc les heures s'égrènent sans activité particulière, si ce n'est la lecture, la sieste, la baignade et une autre marche, sur la terre ferme cette fois, en repérage pour le lendemain. Un samedi trépidant, quoi.
Le dimanche, donc, notre vol n'étant qu'à 16h45, nous avons beaucoup de temps devant nous. Comme envisagé la veille, nous traversons ce bout de terre pour aller du côté de l'océan. Traditionnellement, de ce côté-ci, on trouve le platier, une frange récifale plus ou moins large et quelquefois recouverte par l'océan. Manihi présente une particularité avec un paysage lunaire assez impressionnant, entre le lagon et le platier.


la fin de la "lune" et le début du platier
Nous longeons l'océan pendant un couple d'heures en marchant sur le platier. Puis nous repiquons à l'intérieur pour retrouver la route que nous suivons sur 300m avant, encore une fois, de repiquer vers le lagon. Nous découvrons une piste parallèle à la route. Visiblement, elle mène jusqu'au bout du motu, à la passe qui mène au village. Alors nous décidons de quitter cette piste et nous arrivons au lagon que nous reconnaissons pour y être passé le vendredi.

Notre retour se fait parmi nos amis les requins. Ils rôdent toujours mais ne semblent pas intéressés par notre chair fraîche. Enfin, fraîche... façon de parler avec ce soleil...
Partis à 9h30 de l'hôtel, nous y retournons vers 12h30. Ca nous laisse pas mal de temps pour ranger nos affaires, traîner un peu, déjeuner puis quitter l'hôtel.
Marmotte a réservé sur le dernier vol de ce dimanche, le 2e de l'après-midi. Heureusement. Car le précédent, celui de 15h30 se retrouve en panne sur le tarmac de l'île. Notre avion est donc retardé au départ de Tahiti pour permettre à 2 mécaniciens de se préparer et d'embarquer. Finalement, ce n'est qu'à 17h45 que nous décollons, avec seulement 6 passagers du vol annulé. Les autres sont rentrés au village ou ont été logés pour la nuit par la compagnie. Pour nous, c'est limite : la piste n'est pas balisée et les mouvements d'avions ne peuvent donc pas se faire après le coucher du soleil. C'est la réglementation.
Nous décollons 1mn avant l'heure fatidique...
Le week-end du 14 juillet est terminé. Un peu plus tard que pévu, certes, mais nous nous sommes régalés.
(1) le fafa est une sorte d'épinard local
Par Kip, Lundi 24 Juillet 2006 à 08:45 GMT-10 dans Accueil (article, RSS)




