Examens psychologiques pour les derniers pensionnaires du camp de Nauru
Paris Aristotle et Ida Kaplan, deux psychologues australiens, ont réussi, après plusieurs tentatives infructueuses ces derniers mois, à se rendre sur l'île de Nauru afin d'y examiner les quelque 27 derniers pensionnaires d'un camp de rétention mis en place fin 2001 par cet État océanien, à la demande du gouvernement australien.
Ce camp, dont la population a atteint, en 2002 et 2003, les sept cent pensionnaires (principalement Afghans et Irakiens et qui voulaient émigrer clandestinement en Australie), a été mis en place dans le cadre de la politique de réponse forte de Canberra vis-à-vis de cette vague d’immigration clandestine.
Placé sous la supervision du Haut Commissariat des Nations Unies pour les Réfugiés et le l’Office International pour les Migrations (OIM), il s’est peu à peu vidé, au rythme des régularisations résultant des demandes des pensionnaires, dont certains ont été autorisés à s’établir en Australie et en Nouvelle-Zélande.
Un autre camp, situé sur l’île de Manus (Papouasie-Nouvelle-Guinée), est depuis l’an dernier vide.
La visite des deux psychologues intervient après qu’à plusieurs reprises, des pensionnaires de ce camp, qui pour certains entameront en fin d’année leur cinquième année de rétention « provisoire », se sont livrés à des actes d’automutilation, rapporte le quotidien The Age de Melbourne.
Ces derniers jours, c’est un jeune ressortissant irakien qui se trouverait dans un état psychologique particulièrement instable et aurait tenté à plusieurs reprises de s’infliger des blessures, selon les mêmes sources.
L’an dernier, ils avaient aussi tenté de faire entendre leur voix en organisant une grève de la faim et pour certains en se cousant les lèvres.
Par Kip, Vendredi 23 Septembre 2005 à 07:31 GMT+2 dans Jusqu'au 21/12/2005... (article, RSS)




