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La perle de Tahiti au salon Orhopa

Orhopa est un salon international réservé aux professionnels de l’horlogerie, bijouterie, joaillerie et orfèvrerie qui se tient à Villepinte non loin de Paris.

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Au total 300 marques et 200 exposants se retrouvent sur une surface de 10 000 m2 d’exposition du 18 au 20 septembre, indique un communiqué transmis par la vice-présidence de Polynésie.

Thierry Teai, Délégué de la Polynésie française à Paris, s’est rendu ce dimanche au salon pour apporter le soutien institutionnel de la délégation aux actions de promotion du GIE Perles de Tahiti. Lors de cette visite, il a pu constater l’engouement des négociants pour la perle noire polynésienne qu’il s’agisse des maisons Porchet, Rambaud ou Tahizea.
Pour Christine Porchet, l’un des tous premiers négociants de perles de Tahiti en France, "Tahiti a amené dans le marché de la perle en France, un volume que nous n’avions pas jusqu’à présent. Les perles du Japon n’offraient que des dimensions inférieures à neuf millimètres or avec la perle de Tahiti, on va jusqu’à quinze. La perle de Tahiti est devenue abordable et on a donc pu faire des bijoux modernes".
Et Christine Porchet de considérer, en outre, que la perle de Tahiti, "nous a apporté beaucoup au niveau de notre collection de joaillerie". En fait, la perle de Tahiti a su profiter de l’évolution du marché en France et en Europe puisque "les colliers du Japon se sont essoufflés". Néanmoins, Christine Porchet rappelle que les efforts faits en Polynésie en faveur d’un renforcement de la qualité doivent être poursuivis.

Une guerre économique

Les propos de Christine Porchet ont particulièrement satisfait Martin Coeroli, directeur général du GIE Perles de Tahiti, qui met en avant les statistiques 2004 indiquant que la bijouterie a baissé de 2% en France, tandis que la perle de Tahiti connaissait un bond de 38%.
Pour autant, Martin Coeroli souligne : "Notre produit, même si il est de qualité supérieure et que c’est un beau produit, n’en demeure pas moins en concurrence avec des perles du Japon, de Chine, d’Australie, d’Indonésie et il faut donc préserver la qualité et être très présent d’un point de vue promotionnel. C’est très important".
Ce combat commercial pour rester au premier plan nécessite des efforts importants et Martin Coeroli de regretter que "certains producteurs et certaines personnes institutionnelles ne se rendent pas compte de la difficulté à vraiment garder sa place et à jouer des coudes pour être présent". "C’est une vraie bagarre, une vraie guerre économique entre les différents produits", a-t-il ajouté.

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