La Tribu des KIPEDALTOUS

La contestation pro-démocratique gagne le Parlement du royaume

Après plus de six semaines de grève de la part des fonctionnaires de Tonga, les débats ont gagné jeudi l'hémicycle du royaume, où plusieurs députés se sont une nouvelle fois les avocats de réformes démocratiques.
Chef de file de ces revendications politiques : Akilisi Pohiva, député pro-démocratie de longue date, qui a exhorté les députés, ainsi que les ministres du roi, de prendre en compte les demandes exprimées par le peuple.

Il a notamment rappelé la manifestation-record de cette semaine, au cours de laquelle, même si les fonctionnaires ont obtenu satisfaction sur leurs revendications salariales, les participants demandaient aussi l’engagement de réformes constitutionnelles qui feraient une part plus belle au suffrage universel.
Jusqu’ici, la totalité du gouvernement est nommée par le roi Tupou IV.
Les deux tiers du Parlement sont issus d’un scrutin séparé et réservé aux membres nobles de la famille royale.
En réponse à la diatribe de M. Pohiva, le Prince Premier ministre a demandé au Président du Parlement du Parlement de suspendre la séance sine die afin de « laisser le temps au gouvernement de réfléchir à la question ».
Dans les accords de fin de grève entre les fonctionnaires et le gouvernement, le week-end dernier, plusieurs paragraphes concernaient directement l’engagement du gouvernement de nommer d’ici la fin de l’année une « commission royale » chargé d’étudier la question de ces réformes, ainsi que leurs implications juridiques et constitutionnelles.
Plusieurs projets d’une Constitution révisée seraient actuellement à l’étude et, pour certaines, en circulation dans les milieux politiques, syndicaux et économiques.
Avant la clôture des débats, les députés d’opposition et pro-démocratie ont demandé le droit de faire inscrire sur le procès-verbal une « motion verbale » exigeant la démission du Premier ministre et de son gouvernement.
Le Président du Parlement a alors suspendu la séance avant que cette motion soit débattue, rapporte Radio New Zealand International.
Quant au « Prince du peuple », Tu’ipelehake, neveu du roi qui a hérité de ce surnom depuis son engagement ouvert aux côtés des grévistes en juillet et en août, prenant la parole jeudi, il a estimé que les changements politiques et constitutionnels étaient désormais une « nécessité » et que son oncle, le roi, serait bien avisé d’accélérer le mouvement. (source Tahitipresse)

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