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Les fournisseurs d'hydrocarbures en Polynésie favorables à la hausse du prix à la pompe

Bien qu'à l'heure actuelle le montant de la hausse du prix du carburant à la pompe
ne soit toujours pas fixé par le gouvernement de Polynésie française, les fournisseurs se positionnent favorablement vis-à-vis de cette mesure même si celle-ci pourrait avoir des incidences sur les habitudes des consommateurs.

Le prix du carburant à la pompe devrait augmenter ces jours-ci en Polynésie compte tenu de la flambée des cours qui agite les marchés depuis plusieurs mois. Pour l'heure, cette hausse n'a toujours pas été chiffrée avec exactitude mais le conseil des ministres pourrait se décider dès mercredi prochain.
En effet, bien que la Polynésie dispose d'un fonds de régularisation du prix des hydrocarbures (FRPH), la hausse successive des cours pousse les autorités à faire participer, dans une plus grande mesure, les particuliers et les professionnels.
Pour les fournisseurs d'hydrocarbures, ces augmentations sont jugées normales et répondent aux lois du marché.
"Dans le monde entier, tous les hydrocarbures à la pompe sont en hausse depuis les trois dernières années. Le fait qu'on fasse de même en Polynésie est devenu une évidence", a ainsi souligné le responsable stratégie et développement du groupe Shell en Polynésie, Patrick Moux.
"Les cours ont évolué de 70% sur 12 mois et on avait rien répercuté depuis mai 2004", a ajouté Luc Péridou, le directeur commercial du groupe Mobil en Polynésie.

"Nous pourrons commenter l'ampleur de la hausse quand elle arrivera"

Pour le moment, les professionnels du secteur ne quantifient pas les répercussions que cette hausse pourrait engendrer sur les comportements des consommateurs mais ils restent toutefois prudents.
"Nous pourrons commenter l'ampleur de la hausse quand elle arrivera (…) Il y a un seuil psychologique au delà duquel le consommateur va être réticent mais je pense que si c'est de l'ordre d'une dizaine de Fcfp - environ 0,08 euros - cela ne jouera pas", a souligné Luc Péridou.
Néanmoins, cette augmentation des prix du carburant ne touchera pas les particuliers et les professionnels de manière identique de façon à ne pas casser l'outil de travail de ces derniers.
"Une hausse de 20 Fcfp - environ 0,16 euros - pour les particuliers ça peut encore passer mais pour les professionnels, ce serait très dur", a ainsi estimé Luc Péridou.

"Aujourd'hui, personne ne peut dire dans quelles proportions va évoluer le marché"

Le fonds de régularisation du prix des hydrocarbures permet donc d'amortir les répercussions de ce type de hausse mais masque, en partie, la réalité du marché.
"Ce fonds est un modèle assez rare dans les autres pays. Il a pour intérêt de stabiliser les prix mais certains préfèrent que le cours normal soit appliqué aux consommateurs", a estimé Luc Péridou.
En revanche, pour Patrick Moux, il est nécessaire de "dire merci au fonds car s'il n'avait pas été là, le prix du pétrole aurait augmenté depuis longtemps".
Quoi qu'il en soit, l'avenir de la ressource et donc celui des cours est toujours incertain et même les spécialistes ont des difficultés à dresser un état des lieux.
"Aujourd'hui, personne ne peut dire dans quelles proportions va évoluer le marché mais ce sera sûrement à la hausse (…) C'est vrai que l'on consomme plus de carburant qu'avant mais il y a beaucoup d'aires pétrolières qui ne sont pas exploitées et des puits théoriques qu'il faut trouver avec précision", a expliqué Patrick Moux. "Les grands analystes ont du mal à faire des prévisions. Certains parlent toutefois d'un baril de pétrole à 100 dollars mais c'est difficile à prévoir", a conclu, pour sa part, Luc Péridou. (source Tahitipresse)

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